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C?est le stade de la RTI qui a accueilli les journalistes comm?morant la journ?e mondiale de la libert? de la presse en C?te d?Ivoire, le mercredi 03 Mai 2017. Abidjan. Ce sont plusieurs organisations de la presse ivoirienne et ?trang?re ont effectu? cette procession sur environ 3 kilom?tres qui a d?but? ? la RTI pour marquer cette journ?e comm?morative de la journ?e mondiale de la libert? de la presse
VOICI LA DECLARATION DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS LUE PAR GLODE Francelin, premier vice pr?sident de l'Intersyndical du secteur des m?dias de C?te d'Ivoire, (ISMCI) au des organisations professionnelles des medias
??Notre pays, la C?te d?Ivoire, ? l?instar des autres pays du monde, consacre cette journ?e du 3 mai aux professionnels des m?dias que nous sommes, pour nous permettre de jeter un regard r?trospectif sur l?exercice de notre m?tier, en rappelant ce qui est fait par les pouvoirs publics pour assurer son libre exercice, ou pour entraver celui-ci. Il s?agit ?galement, au cours de cette journ?e, de chercher les voies et moyens pour une presse plus libre.
C?est pourquoi, au nom des toutes les organisations professionnelles du secteur des m?dias exer?ant en C?te d?Ivoire, je voudrais exprimer ma gratitude et dire merci ? notre ministre de tutelle, le Ministre de la Communication, de l?Economie Num?rique et de la Poste, porte-parole du gouvernement, M. Bruno KONE pour sa pr?sence ? cette c?r?monie. Une pr?sence qui d?note de l?int?r?t qu?il accorde aux m?dias mais aussi qui est la preuve que les probl?mes de notre secteur d?activit? trouveront une oreille attentive aupr?s du gouvernement. En effet, qui d?autre que le Porte-parole du gouvernement peut mieux v?hiculer aupr?s celui-ci les messages des acteurs d?un secteur dont lui-m?me est le premier responsable ?
Je voudrais associer ? ces remerciements, le repr?sentant r?sidant de L?UNESCO, dont le soutien de l?institution ne nous a jamais fait d?faut dans notre qu?te pour un mieux ?tre des journalistes et de l?ensemble des professionnels des m?dias de notre pays.
Je voudrais enfin, remercier M. le Pr?sident du Conseil de gestion du Fonds de soutien et de d?veloppement de la presse pour l?appui financier du FSDP sans lequel cette c?r?monie n?aurait pas eu lieu.
Monsieur le Ministre de la Communication, de l?Economie Num?rique et de la Poste,
Mesdames et Messieurs,


La situation de la libert? de la presse a-t-elle connu une ?volution en C?te d?Ivoire depuis l?ann?e derni?re? Les journalistes exercent-ils librement leur m?tier ?
Le rapport de Reporter sans fronti?re (RSF) qui a ?t? publi? le mercredi dernier nous situe sur la question. La C?te d?Ivoire a gagn? 5 points en 2017, passant ainsi de la 86?me ? la 81?me place. Ce rang est sans nul doute la preuve que des efforts ont ?t? faits. C?est pour quoi, au nom des acteurs des m?dias, je voudrais remercier le Pr?sident la R?publique, SEM Alassane OUATTARA qui a permis ces acquis.


Il s?agit notamment, de la lib?ralisation de l?espace t?l?visuel avec l?octroi de quatre fr?quences ? des chaines de t?l?vision priv?e. Il s?agit ?galement des soutiens financiers dont b?n?ficient chaque ann?e les entreprises de presse de la part du Fonds de soutien et de d?veloppement de presse, du paiement effectif des effets financiers des avancements indiciaires des agents de la RTI.


Mais ces acquis ne sont que la face visible de l?iceberg. Car au fond, beaucoup d?efforts restent ? faire pour que, en C?te d?Ivoire, les journalistes et les professionnels des m?dias pratiquent librement leur m?tier. Nous nous souvenons encore, et tr?s malheureusement d?ailleurs, de l?interpellation de six journalistes gard?s dans les cellules ? la gendarmerie d?Agban du 12 au 14 f?vrier 2017. Comme nous l?avons fait dans toutes les d?clarations concernant cette affaire, nous condamnons, une fois de plus et avec fermet? cette arrestation.


C?est pour quoi nous tenons ici ? d?noncer tr?s clairement les dispositions du nouveau projet de loi sur la presse qui pr?conisent une peine d?emprisonnement d?un ? cinq ans pour des d?lits commis par voie de presse.


Monsieur le Ministre, nous le disons le plus clairement du monde. Nous ne refusons que les journalistes ivoiriens aillent en prison pour des fautes professionnelles. Nous demandons par cons?quent le retrait pur et simple de l?article 90 du projet de loi sur le r?gime juridique de la presse soumis en ce moment aux d?put?s.


Mesdames et Messieurs, un journaliste peut-il vraiment exerc? librement son m?tier s?il n?a pas un salaire d?cent? L?article 6 de la loi 2004-643 du 14 d?cembre 2004 portant r?gime juridique de la presse faisait obligation aux patrons de presse de s?engager ? payer les journalistes ? la Convention collective. Cette disposition nous a permis, avec l?appui du gouvernement, d?obtenir l?application de Convention collective annexe des journalistes professionnels et professionnels de la Communication de f?vrier 2008.


C?est pourquoi nous ne comprenons pas que le gouvernement retire cette disposition du projet de loi qu?il vient de d?poser sur la table des d?put?s. Pour nous, une telle attitude est une remise en cause injustifi?e d?un important acquis de plus d?une d?cennie de lutte. Et si cette loi est vot?e en l??tat, sans cette disposition, les journalistes et professionnels des m?dias ivoiriens resteront des ?ternels mendiants et les m?dias ne seront jamais professionnels. Nous appelons donc les d?put?s ? maintenir les conditions de cr?ation des entreprises de presse telles qu?elles existent aujourd?hui dans la loi.


Monsieur le Ministre, au d?but de mon propos, j?ai cit? la lib?ralisation de l?espace t?l?visuel comme un acquis. Mais c?est une mesure du gouvernement qui laisse un go?t d?inachev?. Les t?l?visions qui sont autoris?es se trouvent face un obstacle que seul, l?Etat peut lever. Il s?agit de l?acc?l?ration de la cr?ation de la soci?t? de diffusion qui va permettre le rayonnement des diff?rentes chaines. Ne pas le faire, c?est s?inscrire dans la logique de cette exorciste, comme le dit l?adage, qui implore Dieu pour qu?il pleuve, tout en intimant l?ordre ? la pluie de ne pas tomber.


Monsieur le Ministre, permettez aussi que nous puissions ?voquer la situation d?plorable, voire scandaleuse de ces centaines d?hommes et de femmes qui travaillent aujourd?hui dans nos radios de proximit? sans salaire, sans protection sociale, sans rien. Et le plus r?voltant en la mati?re c?est qu?une partie non n?gligeable de ces radios appartient aux collectivit?s d?centralis?es. C?est-?-dire des d?membrements de l?Etat. Cette situation avait justement fait r?agir le Pr?sident de la r?publique qui en janvier 2016 avait donn? des instructions pour que tous les travailleurs des radios de proximit? soient pay?s au moins au SMIG et soient d?clar?s ? la CNPS. Malheureusement ces instructions pr?sidentielles sont rest?es jusque-l? sans suite.

Mesdames et Messieurs, l?autre obstacle ? la libert? de presse en c?te d?Ivoire, il faut le reconnaitre, ce sont certaines sanctions que le CNP inflige aux entreprises de presse. Elles sont de nature ? les ?touffer ?conomiquement. IL s?agit de suspension de 24 parutions, soit un mois travail. Comment une entreprise dont les activit?s sont suspendues pendant un mois peut-elle payer ses salaires, fournisseurs, ses charges sociales, ses imp?ts, etc.? N?est-ce pas lui donner la mort ? Ne faudrait-il pas r?fl?chir ? une formule qui permette au CNP de faire son travail tout en pr?servant la vie des entreprises ? Ne pourrait-on pas par exemple commuer toutes ces sanctions en amendes ?
Parlant des imp?ts, ils constituent la plus grande difficult? des entreprises de presse. Compte tenu des difficult?s financi?res qui ?teignent celles-ci, nous souhaitons que l?Etat cr?e les conditions de leur viabilit? ?conomique en mettant en place pour elles, un r?gime fiscal sp?cial.

Monsieur le ministre, mesdames et messieurs, c?est sur l?espoir que nos prochains d?bats sur les nouvelles lois sur la communication audiovisuelle et la presse vont voir ?merger une presse plus libre en C?te d?Ivoire que je vais mettre fin ? mon propos en souhaitant que les journalistes ivoiriens exercent leur m?tier librement. Et que l?on ne connaisse pas d?arrestation en leur sein pour le reste de l?ann?e 2017 et en 2018??.

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