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Des Crs occupent depuis le 19 septembre les locaux de l’Union générale des travailleurs de Cote d’Ivoire sis à la Bourse du Travail dans la commune de Treichville à Abidjan. Ces policiers dont les effectifs ont été revus à la hausse le 27 avril, protègent Joseph Ebagnérin enjoint par la Cour Suprême à libérer les lieux au profit de François Adé Mensah le secrétaire général de la Centrale syndicale « injustement » démis de ses fonctions.
« Les Crs protègent l’illégal secrétaire général de l’Ugtci Joseph Ebagnérin », s’indigne l’huissier Jules Yao Cissé expliquant que pendant qu’il procédait à l’exécution de la décision de la Cour Suprême, le jeudi 27 avril, des cargos de la Crs venus en renfort au siège de l’organisation syndicale ordonnent d’arrêter toute exécution.
« J’ai même été brutalisé par les policiers », a-t-il fait remarquer, convaincu que les Crs étaient venus en grand nombre pour en découdre avec les gendarmes requis pour l’assister.
« La Police, comme le prévoit la loi, doit prêter son concours à l’exécution de toute décision de justice. Et, c’est elle qui empêche l’exécution d’une ordonnance de la Cour Suprême », s’est indigné Me Yao Cissé.
La plus haute juridiction ivoirienne par arrêt numéro 367/16 avait rejeté le pourvoi formé par l’Ugtci et Ebagnérin, rétablissant ainsi François Adé Mensah dans ses fonctions de Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Cote d’Ivoire.
Joseph Ebagnérin (70 ans) avait saisi le président de la Cour Suprême en référé. Objectif : surseoir à l’exécution des arrêts de cette juridiction mais surtout l’expulsion de Adé Mensah et de ses collaborateurs des bureaux de l’Ugtci.
En attendant la décision de la Cour, Ebagnérin avec le soutien des éléments de la Police, ont chassé Mensah et les membres de son cabinet des locaux de l’organisation syndicale.
Le 21 février 2017, en réponse à la requête de Joseph Ebagnérin, le président de la Cour Suprême Réné François Aphing-Kouassi par ordonnance n 19 /2017 décide :
-Ordonnons la rétractation de l’ordonnance n 063/CS/JP du 23 aout 2016.
-Ordonnons à monsieur Ebagnérin Joseph à libérer les locaux de l’Ugtci
- Condamnons monsieur Ebagnérin et l’UGTCI aux dépens.
La décision de la juridiction présidentielle de la Cour Suprême ayant débouté Ebagnénin, celui-ci n’a pu obtenir satisfaction sur l’ensemble de ses prétentions syndicales.
Fondés dans leur droit, Adé Mensah et ses collaborateurs déposent auprès de la Préfecture de Police et à la Direction générale de la Police à Abidjan une réquisition en vue d’être assister dans l’exécution de la décision de la Cour Suprême. « Cette réquisition n »a pas trouvé un écho favorable auprès de la Police puisque depuis plus d’un mois que celle-ci lui a été adressée, nous n’avons reçu aucune suite », déplore Adé Mensah. Ni le Préfet de Police Joseph Yao Kouamé encore moins le Directeur général de la Police Youssouf Kouyaté ne se sont exprimés officiellement sur le dossier.
« Allez-y voir le général Cissé directeur de cabinet adjoint du ministre d’Etat, ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko. Il pourra vous aider. C’est un proche parmi les proches de Joseph Ebagnérin. Le Préfet de Police Joseph Yao Kouamé également », conseille un gradé en fonction à la Présidence de la république sous couvert d’anonymat. « Ils savent tous que le président Alassane Ouattara a horreur de ces conneries qui entravent la bonne gouvernance qu’il prône », s’est –il emporté ajoutant que le peu d’empressement du ministre de tutelle Jean-Claude Kouassi à mettre un terme à cette imposture pourrait inciter le président de la république à demander des comptes à ses plus fidèles commis notamment le vice-président Daniel Kablan Duncan et le 1er ministre Amadou Gon Coulibaly. Selon lui, quel est cet intérêt significatif qui peut pousser la Police nationale à apporter son appui à un citoyen qui a perdu un procès, en faisant perdurer un conflit qui, en réalité, a cessé d’exister une fois la décision de la Cour Suprême connue ? « Ebagnérin a perdu tous ses recours devant les différentes juridictions en 1ère instance, en appel et en cassation. Que gagne les Crs et l’ensemble de la Police en lui apportant un soutien comme c’est le cas depuis un certain temps », se demandent plusieurs collaborateurs d’Adé Mensah visiblement dépassés par la tournure que prend le dossier.
L’Ugtci attend une subvention gouvernementale de 200 millions FCFA au titre de l’exercice 2017 en cours.
Le 11 septembre 2012, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Cote d’Ivoire François Adé Mensah a été démis de ses fonctions et remplacé par Joseph Ebagnénin suite à un congrès « irrégulier ». Contestant cette assemblée générale ainsi que ses délibérations, la secrétaire générale de l’Union régionale des travailleurs de Guiglo (environ 450 kms d’Abidjan dans l’ouest ivoirien) Suzanne Vléi Dazaon a saisi le tribunal de 1è instance d’Abidjan-Plateau afin d’annuler ce congrès y compris ses délibérations dont l’élection « controversée » de Joseph Ebagnérin.
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